‹ Poésies complètesChapitre 64 sur 118 · ACTE lïl, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE lïl, SCENE IV

Vit-on jamais malheur à mon malheur égal ?

SYLVIA

Vous du moins , vous pouvez haïr votre rival I

A DR A s TE.

Oui , c'est vrai , Sylvia , vous êtes misérable , Et le ciel tous les deux durement nous accable.

SYLVIA

Il adoucit nos maux avec notre amitié,

Et nous saurons du moins où trouver la pitié !

Ah ! les pauvres enfants ! Je me sens tout émue ! Et toi ?

J'ai quelque chose aussi là qui remue.

SPINETTE

Ne leur viendrons-nous pas en aide ?

GABIOLLE.

En vérité Je ne sais si je dois... 0 m'a fort maltraité !

Ah ! si tu peux, Gabiolle, avec ton industrie...

GABIOLLE.

Certainement : je peux tout ce dont on me prie...

ADRASTE

Faut-il qu'à tes genoux... ?

N'êtes-vous pas honteux ?

A genoux î Ces honneurs n'appartiennent qu'aux dieux ! Je ne veux sur leur part faire aucune entreprise ; Traitez-moi sans façon — comme une marchandise.

ADRASTE

Hé bien , tu fixeras toi-même ton loyer.

GABIOLLE.

Ceci vaut mieux. — Voilà décemment me prier. Ce sont façons d'agir où mon cœur se captive. Ainsi ligue offensive ensemble et défensive Entre vous deux , Spinette et votre serviteur, A la fin d'assurer votre commun bonheur! — Or, entrons en conseil ~ des sièges. —

( Spiaette lui approche un fauteuil ; il b'assied ; les autres se rangent autour (le lui. )

Cette affaire M'offre, à la voir de près, deux besognes à faire; Brouiller entre eux :\Iarfise et Lélio d'abord, si vous Plues amener par un second effort. Mais la première tâche étant la plus pressée, J'écarte pour l'instant l'autre do ma pensée,

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