‹ Poésies complètesChapitre 8 sur 118 · A UNE JEUNE FEMME · texte numérisé non relu

A UNE JEUNE FEMME

Tout s'est ouvert à deux battants, Esprit et cœur, porte et fenêtre, Comme une maison à son maître Qu'elle attendait depuis longtemps.

Quel est donc ce visage rose Par qui nous sommes possédés, Qui nous traite comme sa chose Et des gens à son gré dispose Après les avoir regardés?

Désormais vous dépendez d'elle.

Comme des fleurs sur ses genoux Tombez, mes vers, troupe fidèle.

Et dites à cette Immortelle :

Muse, qu'ordonnes -tu de nous?

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