ACTE IV, SCÈNE VII. â
ADRASTE
Je le voudrais, Monsieur...
LÉLIO
Parbleu! nous allons voir!...
ADRASTE
^ïais Tamitié me pousse et me fait un devoir De ne pas vous laisser consommer votre perte : Ainsi , pestez , criez , rien ne me déconcerte.
c'est-à-dire qu'il faut vous entendre accuser Une femme que j'aime et qui va m'épouser ? ^
ADRASTE
>.on , vous ne l'aimez pas. Elle ne peut vous plaire.
LÉLIO
Faut-il vous répéter, ventrebleu!...
ADRASTE
Sans colère.
Votre obstination ne me convaincra point; Je comprends vos motifs de nier sur ce point : Votre fierté résiste à se plaindre de celle Qu'il vous faut maintenant épouser telle quelle, Et désirant qu'au moins les dehors soient gardés, C'est par respect pour vous que vous la défendez.
Puisque vous coniprenezir.es raisons de me taire, De quel droit osez-vous en forcer le mystère?
ADRASTE
Ainsi vous convenez...
LÉLIO
Eh bien , oui , mais , morbleu l Vous me rendrez raison, i\lonsieur, de mon aveu.
ADRASTE
Soit. — Entendons-nous bien : Vous méprisez Marfise?
LÉLIO
Oui , mais malheur à qui sait que je la méprise.
ADRASTE
Son hymen vous déplaît?
Vous en pouvez juger, Mais sortons.
ADRASTE
Une excuse à vous en dégager Vous serait à ce compte une bonne fortune?
LÉLIO
Oui parbleu! Mais, venez...
ADRASTE
Eh bien, moi, j'en sais une.