‹ Poésies complètesChapitre 93 sur 118 · ACTE IV, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE VII

Elle parle de moi... Dieu! quel charmant espoir!

A Adiaste.

Quoi ! je serais aimé de cette aimable fille?

ADRASTE

A vous le répéter faut-il qu'on s'égosille?

Moi, qui par désespoir d'être jamais aimé Me composais un cœur à tout désir fermé, Et retenant en moi l'élan de ma jeunesse Fienonçais sottement à ma part'de tendresse !

— xMais je ne vois pas trop comment cet amour-là Peut me tirer des mains de ^larfise...

ADRASTE

Voilà:

Ce qui seul vous retient à cette femme avide, c'est la crainte en rompant de passer pour cupide ?

Justement.

ADRASTE

Sylvia n'a rien : en l'épousant Vous fermerez la bouche au monde médisant

Tout s'arrange par là, c'est juste. — Je l'épouse!

— Il me semble rêver. - 0 fortune jalouse,

Tu te lasses enfin ! — Adrastc , mon ami ! On m'aime !

ADRASTE

Je le sais.

LÉLIO

Je vivais endormi...

Je me réveille eniîn !

ADRASTE, à part.

Il en perd la cervelle.

LÉLIO

Sylvia! savez-vous que Marfise est moins belle?

ADRASTE

Ohî

LÉLIO

Sans comparaison. Elle a les yeux moins grands.

ADRASTE

C'est vrai, mais...

LÉLIO

Et moins noirs...

Oui, mais.,,

LÉLIO

Moins transparents.

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