‹ Poésies complètesChapitre 24 sur 82 · SUR LA MORT DU GENERAL FOY · texte numérisé non relu

SUR LA MORT DU GENERAL FOY

Pleurez, Français, pleurez! la patrie est en deuil; Pleurez le défenseur que la mort vous eniève ; Et vous, nobles guerriers, sur son muet cercueil Disputez-vous l'honneur de déposer son glaive '

Vous ne l'entendrez plus, roialeur redouté Dont l'injure jamais ne souilla réloquence ; Celui qui, de nos rois respectant la puissance. En fidèle sujet parla de liberté :

Le Ciel, lui décernant la sainte récompense, A commencé trop tôt son immortalité !

Son bras libérateur dans la tombe est esclave; Son front pur s'est glacé sous le laurier vainqueur. Et ce signe sacré, celte étoile du brave. Ne sent plus palpiter son cœur.

Hier, quand de ses jours la source fut tarie, La France, en le voyant sur sa couche étendu. Implorait un accent de cette voix chéiie... Hélas! au cri plaintif jeté par la patrie C'est la première fois qu'il n'a pas répondu '

29 novembre 1825.

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