‹ Poésies complètesChapitre 72 sur 82 · LA JEUNE MENDIANTE · texte numérisé non relu

LA JEUNE MENDIANTE

« Déjà la cloche les appelle;

» Les époux vont venir; » Sous les arceaux de la chapelle,

r> Le sainl va les bénir.

» Un doux espoir près d'eux m'amène ; » Oui, le bonheur est généreux :

» Us auront pitié de ma peine,

y> Et je prîrai pour eux.

» La même cloche a sonné l'heure

» Qui devait sans retour » M'unir à celui dont je pleure

» Et la vie, et l'amour.

» Vous, que le bonheur rend si belle, » Soyez généreuse aujourd'hui, » Et votre époux sera fidèle,

» Et je prîrai pour lui. »

La cloche résonnait encore,

Mais l'heure avait sonné ; Les heureux époux qu'elle implore.

Hélas! n'ont rien donné.

« Eh quoi! dit-elle en ses alarmes, » Le malheur seul est généreux.

» Dieu les punira de mes larmes :

» Allons prier pour eux. >>

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