‹ Poésies complètesChapitre 4 sur 79 · VERS DORÉS POUR RAYMOND NYST · texte numérisé non relu

VERS DORÉS POUR RAYMOND NYST

Or, mon luth d'or^ vibrant au bord des mers sonnantes, Lançait de clairs appels vers des siècles meilleurs : Et, secouant les aubépines rayonnantes, Le vent faisait monter une aurore de fleurs !

Sur des conques d'azur, debout dans les rafales, Le Pinde reluisant de myrte et le Liban En abattant sur moi leurs ombres triomphales M'avaient fait resplendir, seul, dans le soir tombant !

Des feux de deux couchants, je fis une aube éclore Rallumant notre sang éteint, nos yeux ternis : Sur mes conques d'azur, je viens, dans cette aurore. Ceint d'olivier d'Athène et de Gethsemanil

L'éclat des ostensoirs s'unit dans mes prunelles Au resplendissement du casque de Pallas : J'ai fait fleurir, joignant deux sèves éternelles, Les roses de Sion sur le laurier d'Hellas !

Mais quand, du glaive ardent que me forgea l'Archange Et de mon Thyrse pampré d'or au double mont, J'ai frappé les fauteurs des mauvaises vendanges. Toi qui soutins mon bras, loué sois-tu, Raymond !

VERS DORÉS

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