‹ Poésies complètesChapitre 44 sur 79 · LES OLIVIERS · texte numérisé non relu

LES OLIVIERS

L'aile en fureur, l'hiver sur les monts vole et vente ; Du sang* glacé des fleurs se paissent les janviers : Votre pleine verdure étincelle vivante, Vous, oliviers que j'aime, oliviers, oliviers!

Votre être fortuné, c'est Pallas qui l'enfante;

Sa mamelle est d'argent, jadis vous j buviez ;

Vos fruits broyés trempaient de flamme et d'épouvante

Les muscles des lutteurs par les dieux enviés.

POÉSIES COMPLÈT-ES

Les siècles garderont ma voix, et d'âge en âge Mon front resplendira sous un triple feuillage; Car à mes beaux lauriers, à mes myrtes nouveaux,

Vous dont le sang nourrit un peuple ardent de lampes, Sacrés oliviers d'or, vous joignez vos rameaux Pour courber la couronne immortelle à mes tempes.

LA SOUFFRANCE DES EAUX

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