LES OLIVIERS
L'aile en fureur, l'hiver sur les monts vole et vente ; Du sang* glacé des fleurs se paissent les janviers : Votre pleine verdure étincelle vivante, Vous, oliviers que j'aime, oliviers, oliviers!
Votre être fortuné, c'est Pallas qui l'enfante;
Sa mamelle est d'argent, jadis vous j buviez ;
Vos fruits broyés trempaient de flamme et d'épouvante
Les muscles des lutteurs par les dieux enviés.
POÉSIES COMPLÈT-ES
Les siècles garderont ma voix, et d'âge en âge Mon front resplendira sous un triple feuillage; Car à mes beaux lauriers, à mes myrtes nouveaux,
Vous dont le sang nourrit un peuple ardent de lampes, Sacrés oliviers d'or, vous joignez vos rameaux Pour courber la couronne immortelle à mes tempes.
LA SOUFFRANCE DES EAUX