LÉVRIERS DE SPARTE
L'épais soleil de Sparte embrase dans la plaine Ta vag'ue rouge, ô mer des hauts sainfoins fleuris, Sur leurs pointes le vent se berce avec des cris Et la pourpre des fleurs luit dans sa force pleine.
Sur ce tapis, couleur du sang troyen, Hélène Fléchit et s'agenouille aux baisers de Pâris : D'or, de marbre et d'airain leurs feux seront nourris : Ilion déjà tremble et croule à leur haleine.
Là-bas de noirs lauriers couvrent l'Eu rotas bleu ; Près d'eux, comme du sang qui fume dans du feu, Dans les sainfoins vermeils un coquelicot bouge
Et pour boire ce sang* qui rayonne à midi
Vers la mer des sainfoins roulant sa vague rouge
Des lévriers plus blancs que les lis ont bondi.
LA SOUFFRANCË DES EAUX