SACRIFICE AU PRINTEMPS
à M. Edward Sansot-Orland.
Je veux boire au brûlant calice L'harmonie et la vérité :
Pour les temples d'or de l'été Je quitte ton blanc édifice.
Ta brise en mes vers coule et glisse, Par toi mon sein est habité, 0 Printemps! Printemps reg'retté Reçois encor ce sacrifice.
Sur ton autel mélodieux Toi le plus délicat des dieux, Toi dont j'éternisai les charmes,
Reçois, avec ces passereaux, Ces cerises, ces thyms nouveaux, Et cette urne pleine de larmes.
Florence, juin 1898.
LA SOUFFRANCE DES EAUX