CHOEUR DE CHASSEURS, D'ORÉADES ET DE BERGERS
à M. le docteur Paté.
UN BERGER
Mon troupeau couvre encor les flancs de la montagne, Près des ondes d'argent je suis déjà debout: Fleuve, ton flot certain lentement glisse et gagne La mer ; mais où me chasse, ô fleuve, ce vent d'août ?
LES ORÉADES
Des monts silencieux nous sommes les gardiennes ; Nos cœurs seuls ont formé les échos des ravins ; L'homme qui se disperse aux routes quotidiennes Cède à nos yeux ainsi qu'à la force des vins.
UN CHASSEUR
Le beau cerf dont la corne en hauts rameaux se plisse, Et les oiseaux des bois au chant plein de douceur, Et l'aig-le qui dans Pair se coule, plane et glisse, Quand mon arme a tonné m'ont fait blanchir d'horreur.