TROMPETTES SUR LES MONTAGNES
à M. Louis Gastaud.
Sur la montag-ne qui fume De ses éternels brouillards, J'ai, dans l'horreur de la brume, Déployé mes étendards !
La pourpre et l'azur les teignent, L'on y voit blanchir les lis ; Sympathiques ils étreignent Toute la terre en leurs plis.
DOUZE POEMES
J'ai ceint, France bien-aimée, Ces drapeaux qui sont les tiens.
D'une couronne enflammée De lauriers athéniens !
J'ai fait vibrer, ô trompe Ites, Vos beaux airains expressifs Sous tout le poids des tempêtes Qui tombent des cieux massifs.
Et, pour mieux bâtir tes villes, J'ai reconstruit, nation, Avec ses cordes fertiles, La lyre d'or d'Amphion !
Vous qui courez sur les cimes.
Peuples aux pieds bondissants, Frappez de vos fronts sublimes Les astres éblouissants !
0 Puget-Théniers voilée De tes lauriers mérités I
Couronne dans la vallée I Brillant flambeau des cités !
Apollon de toi s'empare, Grâce à mes chants forts et purs, Sœur des cités dont PJndare De lauriers ceig'nait les murs.
Homme, imite les abeilles Qui puisent dans les clartés, Au cœur des roses vermeilles, Les éléments des cités.
Cires de feux couronnées !
0 miels brillants ! construisons Le palais des destinées Sur nos heureux horizons !