‹ Poésies complètesChapitre 41 sur 61 · APRÈS WISSEMBOURG · texte numérisé non relu

APRÈS WISSEMBOURG

Ils profèrent, je vous le dis, Les embuscades aux batailles...

Eux, des soldais... non! des bandits Qui se cachent dans les broussailles Et dans les profondeurs des bois, Pour s'élancer tous à la fois Sur quelque bataillon qui passe...

Eh bien, plus de guerre... la chasse!

Allons î vive Dieu !

A leurs forêts mettons le feu, Puisqu'ils en ont fait des tanières Brûlons ces loups dans leurs repaires !

Les philanthropes nous diront Que ces hommes-là sont nos frères...

Oui, comme Caïn!... sur le front Les fils ont le signe des pères ! . . . C'est un peuple vraiment maudit Qui dans ce siècle où tout grandit Ne rêve que proie et conquête!...

Tayaut î tayaut! la chasse est prêle !

Allons ! vive Dieu !

A leurs forêts mettons le feu, Puisqu'ils en ont fait des lanières Brûlons ces loups dans leurs repaires!

\\<t ces détrousseurs du Droit, Pour préparer quelque tuerie Toujours cachés dans quelque endroit, Plus de fausse chevalerie!...

Que notre justice ait son cours!

Ecrasons ces nids de vautours

Avec leur vorace couvée

Et la paix du monde est sauvée!...

Allons! vive Dieu !

A leurs forets mettons le feu, Puisqu'ils en ont fait des tanières Brûlons ces loups dans leurs repaires !

De ce nouveau fléau de Dieu

Muselons l'appétit farouche,

Bismark qui singe Richelieu

N'est qu'un plagiaire de Cartouche !

Haro sur ces pillards ! rayons

De la liste des nations

Le sinistre et sanglant royaume !

A has Bismark, Fritz et Guillaume!...

Allons, vive Dieu !

A leurs forets mettons le feu, Puisqu ils en ont fait des tanières Brûlons ces loups dans leurs repaires!

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