‹ Poésies complètesChapitre 48 sur 61 · LES BAVAROIS · texte numérisé non relu

LES BAVAROIS

En fait de cruauté, d'astuce,

Ou reproche tout à la fois

Aux habitants de celte Prusse

Qui veut des Empereurs pour Rois...

Si nous mettions un peu la puce

A l'oreille des Bavarois?

Ces gens que Von dcr Thann commande, Sujets de Louis le Crétin,

Sont la rare la plus gourmande, La plus acharnée au butin; De toute l'armée allemande C'est la plus détrousseuse enfin...

Les poches les mieux arrondies Sont les poches de ces voleurs :

Et multipliant incendies, assassinats, lâches horreurs, Des plus féroces tragédies Us sont les principaux acteurs!

Et notez qu'ils sont catholiques Disant pratiquer mieux que nous Les préceptes évangéliques ;

Et quand ils ont avec courroux Criblé d'obus nos basiliques, Ils vont y prier à genoux...

Ah ! combien ce Dieu de la guerre, Qui réserve pour l'innocent Tous les éclats de son tonnerre, Doit se montrer reconnaissant Lorsqu'ils lèvent pour la prière Leurs mains encor rouges de sang!

Mais le doux enfant de Marie.

Qu'en vain pourtant nul n'a prié,

Rejette l'oraison impie

De ces faux chrétiens sans pitié

Qui lui refont une agonie

A l'éternel Gruciiié ! . . .

0 blonde tribu d'hypocrites, Charmant peuple, aimable voisin, A qui Bismark pour ses mérites Laisse les miettes du festin, Nos représailles sont écrites D'avance au livre du destin...

Quand nous irons sans crier gare Te fustiger et te punir.

Jamais ton Wagner, ce barbare, Cet écorcheur de l'avenir, N'aura créé de tintamarre Comme celui qu'on doit l'ollrir!.

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