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Je croyais trouver là quelque vieux monastère À la voûte gothique, aux lias côtés romans, Au cloître décoré de pieux ornements, Au caveau sépulcral plein d'ombre et de mystère,
Mais il n'en reslc plus un débris sur la terre... Une blanche maison, au bord des Ilots charmants, Parmi les marronniers, les tilleuls, les sarments. Tient la place aujourd'hui de l'édifice austère :
Son toit neuf s'égayait au soleil de 1 été. Tout respirait l'amour, la joie et la santé. Déjeunes voix riaient derrière une pelouse...
Va je marchais rêveur, croyant à chaque pas, Que vous alliez bientôt, vous, la mère et l'épouse, Paraître à mes re yards un enfant dans vos bras!...
\LÏÏ
Le ciel est aujourd'hui sans nuage el les eaux Goullent leurs seins d'azur que le soleil embrasse, l n parfum de printemps embaume 1 air qui passe, La Heur s'épanouit au Iront des arbrisseaux :
Mais «In sommet des monts aux tiges des roseaux l'hue un vent furieux qui remplit tout l'espace El son étrange voix qui se plaint ou menace Dans leurs nids agités fait taire les oiseaux...
Le printemps esl aussi revenu pour mon Ame:
L amour, comme un soleil, I échauffe de sa dam me,
L avenir lui sou ri I dans les lointains charmants,
Quelque chose pourtanl s'\ plaint avec mystère,
La remplit de soupirs el de gémissements,
El les chants de l'espoir (inissenl par se taire !...
XLIÏ1
\ travers les sapins j'entends le vent qui roule. Je domine des inouïs, des plaines, des cités, Je -mis le \ol puissant des aigles indomptés, Sur la mer et le eiel mon regard se déroule ;
Je respire l'odeur du thym que mon pied foule, I m troupeau de chevreaux bondit à mes entés : Plus bas de bruns enfants, sous un roc abrités, Vvec des cris joyeux dansent la farandoule :
l)c< plaines jusqu'aux monts, des vagues jusqu'aux cieux,
Tout me semble à la Ibis sublime et gracieux,
La nature pourtant comme mon cœur esl triste...
Due leur faudrait-il donc à tous deux, en ce jour, l'uni- dissiper soudain l'ombre qui les attriste? I n rayon de soleil ! un sourire d'amour !
La splendide natm s ls déroule
Les pi is riches trésors qn ici-bas nous aimoi
L'avalanche blanchit Je iront chau monts
I r j . i î ~ que sons mes pieds les 11 al en foule
L énorme chaos de rochers qui s écroule, .me précipité par la main des démons, irie I;» vallée où croissenl les limons, \ travers les sapins un torrent brille et roui
Eh bien, tout ce pays si fécond en 1
i i les In semblent aui • '
Mais où vous ne pouvez \\\i<- avec moi, Marie,
\e \ -j 1 1 1 pas pour mon coeur un fies petits chemins
Que bordait simplement I aubépine fleurie
El <yu- non- traversions en non- tenant les mains L
— ig
Au lever du soleil j'erre autour de Florence, La ville au nom charmant dont les arts sont les Qeurs, Je m'assieds sous un myrte et 1 œil mouillé de pleurs Je songe à toi, Je songe à notre belle France...
Que fais-tu loin de moi ? gardes-tu l'espérance Oe voir bientôt la lin de nos longues douleurs ? Présages-tu îles jours plus mauvais ou meilleurs? Es-tu faible, es-tu forte aux heures de souffrance ?. . .
Tu m'as dit au départ : — quand le ciel sera pur.
Je plongerai mes veux dans le lointain azur
Et | apprendrai mon nom à la brise qui passe ! —
arment, inspiré par l'amour, tu le tiens. Car la brise te nomme et dans le vaste espace Mes regards tout à l'heure ont mi briller les tiens !...