‹ Poésies complètesChapitre 52 sur 61 · GARIBALDI · texte numérisé non relu

GARIBALDI

Soyez le plus fameux entre les citoyens

Par qui l'humanité s'affranchit et s'honore;

Mêliez toute votre âme à briser ces liens

Dont les derniers tyrans nous accablent encore;

Ajoutez au fardeau de vos mille combats

Les fatigues, les maux que vous impose l'âge,

Sovez tout ce qu'on voit <le plus noble ici-bas,

L'homme du droit chemin comme du vrai courage

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Sacré par la victoire et par l'élection, Héros Italien qui devenez le nôtre, \p pelez-vous enfin Ganbaldi... ce nom Doublement glorieux de soldat et d'apôtre... Et vous aboutissez à vous faire insulter, En plein jour, au milieu d'une chambre française, Par ces braillards que rien ne corrige ou n'apaise

F.t qui dans Caprera veulent vous rejeter!... Retourne dans ton île, en effet... va. grand homme! Notre inonde est encore trop indigne de toi! Mais qu'Emmanuel ou Pie assujétissent Rome, Qu'importe? ce n'est plus le berceau de la foi! Von! c'est de la retraite aux Ilots d'azur bercée Où fatigués des chocs qui t'ont rendu meilleur S'abritent ton vieux corps et ta jeune pensée, Que jailliront un jour sur l'Europe abaissée Les rayons bienfaisants du soleil rédempteur!...

Donc, il te faut du bruit, Paris, du bruit quand même, Du bruit assourdissant, du bruit stupide... enfin. C'est du bruit qui te manque eu ce malheur suprême! Et quand tu n'entends plus le canon, le tocsin, Quand le Prussien vainqueur t outrage, !«' désarme

Et te porte le dernier coup, Il te faut à tout prix cet infernal vacarme

Qu'inventa monsieur Pasdeloup ! . . .

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