‹ Poésies complètesChapitre 57 sur 61 · I- \llemand. qui nous tient abattus sous son pié · texte numérisé non relu

I- \llemand. qui nous tient abattus sous son pié

Pouvait nous infliger encore sa pitié

Comme un dernier affront au malheur, au courage,

Lt pouvait dire, ainsi couronnant son ouvrage:

— Aux Parisiens bruyants, aux Français fanfarons

Nous pouvons imposer tout ce (pie nous voudrons!

\ous sommes les vainqueurs, les maîtres, les arbitres.

\ nos ménagements vous n'avez plus de litres,

Mais nous vous épargnons, nous sommes généreux Vous trouvant plus à plaindre étant plus malheureux! Nous ne prétendons point à l'abus de la gloire Et respectons en vous jusqu'à notre victoire! —

S'ils avaient fait eelaî s ils avaient, ô douleur!

Des clauses de la paix adouci la rigueur,

S'ils avaient, oublieux des querelles passées,

D'un oubli réciproque évoqué les pensées

Et surtout refusé d'envahir ce Paris

Que sans la faim jamais Guillaume n'aurait pris;

La France était alors vaincue et désarmée

Plus que par Ions les krupp de leur pesante armée,

Car la reconnaissance a de secrets liens

Qu'on ne saurait briser même envers des Prussiens!

Mais, ils ne l'ont pas (ail ! affolés de conquête,

Ils poussent jusqu'au bout leur rapacité bête...

Ab! tant mieux! mille lois, tant mieux!... rien ne pourra

Nous désarmer non plus et l'Europe verra

Nôtre haine implacable à punir celle engeance

A nos ressentiments mesurer sa vengeance!...

Page 1