‹ Poésies complètesChapitre 144 sur 153 · LOLLIUS · texte numérisé non relu

LOLLIUS

A B. H. Gausseron.

Quand Horace prêtait une âme consulaire Au faible Lollius, d'un vain trouble agité, Crois-tu que, sans pudeur, il mentait pour lui plaire, Pour faire illusion à la postérité ?

Non ! il dorait de miel l'ingrate vérité, Et son ode épargnait une leçon trop claire A qui n'aurait pas su l'entendre sans colère Et dont l'orgueil blessé n'en eût pas profité.

Ainsi, par un détour^ bien souvent fait le sage ■ Lorsqu'il voit un ami s'égarer dans le mal : Il l'appelle, il lui montre une imposante image,

La pare de vertus, la bausse au piédestal, ^

Prétend l'y reconnaître, et par là l'encourage A ressembler un jour au portrait idéal.

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