‹ Poésies complètesChapitre 27 sur 153 · A UN JEUNE HOMME · texte numérisé non relu

A UN JEUNE HOMME

De la voix, du regard de toute aimable femme Si ton cœur, déjà faible, à peine se défend, Qu 'est-ce donc si ses yeux et sa forme et son âme Te rendaient l'idéal que tu rêvas enfant ?

Si tu la rencontrais, la chère créature.

Crois-le, mieux vaut du moins qu'elle ne t'aime pas,

A moins que, par hasard conforme à la nature,

Le monde où nous vivons ne la pousse en tes bras.

Car la loi sociale est aveugle et tenace

Et tout emportement contre elle reste vain.

Elle accouple sans choix, sans honte, et désenlace

Les amants fiancés dans le monde divin.

Ah ! tu saurais alors ce que c'est que les larmes ! Devant la vanité du plus sublime effort, Tu t'avouerais vaincu, comme un soldat sans armes Qui se croise les bras en attendant la mort.

-j^ LA LAMPE d'argile

Tu connaîtrais l'iiorreur de tout lui laisser croire ; Toi-mêttie, il te faudrait feindre de la trahir, Pour que, te bannissant de sa tendre mémoire, Elle cesse d'aimer et n'ait plus à souffrir.

SGABIEUSES

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