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SCABIEUSES

Les méchants, sur leurs seuils, ont médité ma psrte ; Je les ai vus : ma chair en a sué d'effroi. Et j'attendis en vain, devant ma porte ouverte, Qu'un juste les quittât pour pleurer avec moi.

Plus nombreux que les poils sur une tête jeune. Tous, avec des chansons joyeuses et des cris. Sont venus, et m'ont fait, en raillant mon long jeûne. Payer l'huile et le blé que je n'avais pas pris.

Quand vous aurez jugé de ma pleine innocence Selon la pureté. Seigneur^ de mes deux mains, Levez-vous contre ceux qui, depuis ma naissance. En riant m'ont jeté les pierres des chemins.

Car c'est un jeu pour vous de tout réduire en poudre Et d'ébranler les dents et de rompre les os, Vous qui brisiez jadis, aux éclats de la foudre. Les têtes des dragons sous les profondes eaux 1

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