‹ Poésies complètesChapitre 32 sur 153 · DÉFAILLANCE · texte numérisé non relu

DÉFAILLANCE

Mes os sont ébranlés et ma chair est meurtrie, Ce que j'aimais, semblable à la source tarie,

84 LA LAMPE d'argile

Dans l'urne où je buvais jadis éperdument Ne me versera plus aucun enchantement, Et mon cœur, qu'un désir implacable torture, iN'a trouvé de repos en nulle créature. Seigneur ! ce châtiment sans doute est mérité : J'allais faisant le mal, quand votre œil irrité M'a vu qui me cachais parmi la multitude... Mais reste- t-il, après une épreuve si rude, La force de souffrir à ce corps languissant, Et n'ai -je pas, mon Dieu, résisté jusqu'au sang?

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