‹ Poésies complètesChapitre 21 sur 81 · COMPLAINTE DES PRINTEMPS · texte numérisé non relu

COMPLAINTE DES PRINTEMPS

Permettez, ô sirène.

Voici que votre haleine Embaume la verveine :

C'est l'printemps qui s'amène !

— Ce système, en effet, ramène le printemps, Avec son impudent cortège d'excitants.

Otez donc ces mitaines ; Et n'ayez, inhumaine, Que mes soupirs pour traîne :

Ous'qu'il y a de la gêne...

— Ah ! yeux bleus méditant sur l'ennui de leur art Et vous, jeunes divins, aux soirs crus de hasard !

Du géant à la naine,.

Vois, tout bon sire entraine Q u e 1 q u e c o n t e m p o r a i n e , Prendre l'air, par hygiène...

— Mais vous saignez ainsi pour l'amour de l'exil ! Pour l'amour de l'Amour ! D'ailleurs, ainsi soit-il...

T'ai-je fait de la peine ?

Oh ! viens vers les fontaines

tournent les phalènes Des Nuits Elyséennes !

— Pimbêche aux yeux vai nous, bellâtre aux beaux jarrets. Donnez votre fumier à la fleur du Regret.

Voilà que s un haleine X'embaum' plus la verveine !

Drôle de phénomène...

Hein, à l'année prochaine ?

— Vierges d'hier, ce soir traineuses de fœtus,

\ doux ! voici l'heure où se plaint l'Angelus.

Nous o'irons pins aux 1 is,

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