‹ Poésies complètesChapitre 24 sur 81 · DES NOSTALGIES PRÉHISTORIQUES · texte numérisé non relu

DES NOSTALGIES PRÉHISTORIQUES

La nuit bruine sur les villes.

Mal repu des gains machinais, On dine ; et, gonflé d'idéal, Chacun sirote son idylle, Ou furtive, ou facile.

Echos des grands soirs primitifs!

Couchants aux flambantes usines.

Rude paix des sols en gésine, Cri jailli là-bas d'un massif,

Violuptés à vif

Dégringolant une vallée, Heurter, dans des coqueli ! stiale et brûlée

Qui suce, en blaguant les échos, De juteux abricots.

Livrer aux langueurs des soirées Sa toison où du cristal luit.

Pourlécher ses lèvres sucrées, Nous barbouiller le corps de fruits Et lutter comme essui !

Un moment, béer, sans rien dire, Inquiets d'une étoile là-haut ; Puis, sans but, bien gentils satyres.

Nous prendre aux premiers sanglots Fraternels des crapauds.

Et, nous délèvrant de l'extase.

Oh ! devant la lune en son plein, Là-bas, comme un bloc de topaze.

Fous, nous renverser sur les reins, Riant, battant des mains !

La nuit bruine sur les villes :

Se raser le masque, s'orner D'un frac deuil, avec art dîner, Puis, parmi des vierges débiles, Prendre un air imbécile.

a rua: complainte

de l'orgue de barbarie

Prolixe et monocorde, Le vent dolent des nuits Rabâche ses ennuis, Veut se pendre à la corde

Des puits ! et puis?

Miséricorde !

— Voyons, qu'est-ce que je veux !

Rien. Je -uis-t-il malhùreux !

Oui, les phares aspergent

Les côtes en s

Mais Les volets sont clos

Aux veilleuses des vierg < Irgue au galop, Lai . pges!

- Après ? qu'est-ce qu'on y peut ?

- Rien. Je suis-t-il malhûreux !

Vous, fidèle madone.

Laissez! Ai-je assisté, Moi, votre puberté ?

0 jours où Dieu tâtonne,

Passants d'été,

Pistes d'automne !

- Eh bien! aimerais-tu mieux...

- Rien. Je suis-t-il malhûreux !

Culte?. Littératures.

Yeux chauds, lointains ou gais.

Infinis au rabais,

T<:>ut train-train, rien qui dure,

Oh ! à jamais

Des créatures !

- Ah ! ça qu'est-ce que je veux 1

- Rien. Je suis-t-il malhûreux !

Bagnes des pauvres bêtes, Tarifs d'alléluias, Mortes aux camélias.

Oh ! lendemain de fête Et paria.

Vrai, des planète- !

- Enfin ! quels sont doue tes vœux ?

- Nuls. Je suis-t-il malhùreux !

La nuit monte, armistice Des cités, des labours.

Mais il n'est pas. bon sourd.

En ton digne exercice,

De raison pour

Que tu finis- -

- Bien sur. C'est ce que je veux.

Ah ! Je suis-t-il malhùreux !

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