‹ Poésies complètesChapitre 23 sur 81 · D E L'A NGE INCURABLE · texte numérisé non relu

D E L'A NGE INCURABLE

Je t'expire mes Cœurs bien barbouillés de cendres ; Vent esquinté de toux des paysages tendres !

Où vont les gants d'avril, et les rames d'autan ? L'âme des hérons fous sanglote sur Tétang.

Et vous, tendres D'antan ?

Le hoche-queue pépie aux écluses gelées ; L'amante va, fouettée aux plaintes des allées.

Sais-tu bien, folle pure, où sans châle tu vas? — Passant oublié des yeux gais, j'aime là-bas...

— En allées L;t-i

Le long des marbriers (Encore un beau commerce !) Patauge aux défoncés un convoi, sous l'averse.

Un trou, qu'asperge un prêtre âLré qui se morfond, Bâille à ce libéré de l'être : et voici qu'on

Le déverse Au fond.

Les moulins décharnés, ailes hier allègres,

Vois,s'eo font les grands bras du haut des coteaux maigres!

Ci-git n'importe qui. Seras-tu différent. Diaphane d'amour, ô Chevalier-Errant "?

Claque, <"» maigre Errant !

Hurler avec 1,?~ loups, aimer nos demoiselles,

'i.;ant dans de vagues vaisselles !

Mon pauvre vieux, il le faul pourtant ! et puis, va. est encor le meilleur parti ici-bas.

Non ! vaisselles D'iei-bas !

Au-delà plus sûr que la Vérité ! des ailes D'Hostie ivre et ravie aux cités sensuelles !

Quoi ? Ni Dieu, ni l'art, ni ma Sœur Fidèle ; mais Des ailes ! par le blanc suffoquant ! à jamais,

Ah ! des ailes A jamais !

— Tant il est vrai que la saison dite d'automne N'est aux cœurs mal fichus rien moins que folichonne.

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