‹ Poésies complètesChapitre 34 sur 81 · DU PAUVRE CORPS HUMAIN · texte numérisé non relu

DU PAUVRE CORPS HUMAIN

L'Homme et sa compagne sont seri's De corps, tourbillonnants cloaques Aux mailles de harpes de nerfs Serves de tout et que détraque Un lier répertoire d'attaques.

Voyez l'homme, voyez !

Si ça n'fait pas pitié !

Propre el correct ei - - : ssorts, g tisonnant de modes ?aines, 11 5*admire, ce brave corps, Et s'endimanche pour sa peine, Quand il a bien sué la semaine.

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Et sa compagne ! allons,

Ma bell*. nous nous valons.

Faudrait le voir, touchant et nu Dans un décor d'oiseaux, de roses :

Ses tics réflexes d'ingénu, Ses plis pris de mondaines poses :

Bref, sur beau fond vert, sa chlorose,

Voyez l'Homme, voyez !

Si ça n'fait pas pitié !

Les Vertus et les Voluptés Détraquant d'un rien sa machine.

Il ne vit que pour disputer Ce domaine à rentes divines Aux lois de mort qui le taquinent.

Et sa compagne ! allons, Ma bell', nous nous valons.

Il se soutient de mets pleins d*art.

Se drogue, se tond, se parfume,

Se truffe tant, qu'il meurt trop tord :

Et la cuisine se résume

En mille infections posthumes.

Oh ! ce couple, voyez !

Non, ça l'ait trop pitié.

Mais ce microbe subversif Ne compte pas pour la Substance, Dont les déluges corrosifs Renoient vite pour l'Innocence Ces fols germes de conscience.

Nature est sans pitié Pour son petil dernier.

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