‹ Poésies complètesChapitre 35 sur 81 · COMPLAINTE DU ROI DE TIIULE · texte numérisé non relu

COMPLAINTE DU ROI DE TIIULE

Il était un roi de Thulé.

Immaculé, Qui, loin des jupes el des choses, Pleurait sur la métempsychose

Des lys en ros

Et quel palais !

Ses fleurs dormant, il s'en allait,

Traînant des clés, Broder aux seuls yeux des étoiles, Sur une tour, un certain Voile De vive toile, Aux nuits de lait !

Quand le voile fut bien ourlé, Loin de Thulé,

Il rama for! sur les mers grises, Vers Le soleil qui s'agonise, Féerique Église !

Il ululait :

Soleil-crevant, encore un jour, \ "ii- avez tendu votre phare Aux holocaustes vivipart s, Du culte qu'ils nomment L'Amour.

t Et comme, devant la nuit fauve, Vous vous sentez défaillir.

D'un dernier flot d'un sang martyr Vous lavez le seuil de l'Alcôve !

- ileil ! Soleil ! moi je descen Is Vers 70s navrants palais polaires, Dorloter dans ce Saint-Suaire Votre cœur bien en sang,

En le berçant ! »

Il dit, et, Le Voile étendu,

Tout éperdu, Vers les coraux et les naufrages, Le roi raillé des doux corsag s,

Beau comme un M

Est descendu !

Brave? amants ! aux nuit* de lait.

Tournez vos clés !

Une ombre, d'amour pur transie, Viendrait vous gémir cette scie :

« Il était un roi de Thulé

Immaculé... »

1» i: SOIR DES COMICES AGRICOLES

Deux royaux cors de chasse ont encore un duo

Aux échos, Quelque- fusées reniflent s'étouffer là-haut !

Allez, allez, gens de la noce, Qu'on s'en donne une fîère

El comme Le jour naît, que bientôt il faudra,

A deux bras, Peinei tter dans les labours ingrats,

Allez, allez, gens que vous •

1 si pas tous 1< - jours joui de fête :

■l"ii incompris pleure au pays natal.

Loin du bal, Et le piston risque un appel vers L'Idéal...

Mais le flageolet les rappelle, Et allez donc, màl's et femelles !

Un couple erre parmi les rêves des grillons,

Aux sillons ; La iille écoute en tourmentant son médaillon.

Laissez, laissez, ô cors de chasse, Puisque c'est le sort de la race.

Les beaux cois se sont morts ; maiscependant qu'au loin.

Dans les foins, Crèvent deux rêves niais, sans maire et sans adjoint.

Pintez, dansez, gens de la Terre, Tout est un triste et vieux Mystère.

— Ah ! le Premier que prit ce besoin insensé

De danser Sur ce monde enfantin dans l'Inconnu lancé !

O Terre, ô terre, ô race humaine.

Vous me faites bien de la peine.

I OMPLAINTE DES CLOCHES

mche. i

Bin bam, bin bam, I. - cloches, les cloches, Chansons en l'air, pauvres reproches!

Bin bam, bin bam.

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