COMPLAINTE DU ROI DE TIIULE
Il était un roi de Thulé.
Immaculé, Qui, loin des jupes el des choses, Pleurait sur la métempsychose
Des lys en ros
Et quel palais !
Ses fleurs dormant, il s'en allait,
Traînant des clés, Broder aux seuls yeux des étoiles, Sur une tour, un certain Voile De vive toile, Aux nuits de lait !
Quand le voile fut bien ourlé, Loin de Thulé,
Il rama for! sur les mers grises, Vers Le soleil qui s'agonise, Féerique Église !
Il ululait :
Soleil-crevant, encore un jour, \ "ii- avez tendu votre phare Aux holocaustes vivipart s, Du culte qu'ils nomment L'Amour.
t Et comme, devant la nuit fauve, Vous vous sentez défaillir.
D'un dernier flot d'un sang martyr Vous lavez le seuil de l'Alcôve !
- ileil ! Soleil ! moi je descen Is Vers 70s navrants palais polaires, Dorloter dans ce Saint-Suaire Votre cœur bien en sang,
En le berçant ! »
Il dit, et, Le Voile étendu,
Tout éperdu, Vers les coraux et les naufrages, Le roi raillé des doux corsag s,
Beau comme un M
Est descendu !
Brave? amants ! aux nuit* de lait.
Tournez vos clés !
Une ombre, d'amour pur transie, Viendrait vous gémir cette scie :
« Il était un roi de Thulé
Immaculé... »
1» i: SOIR DES COMICES AGRICOLES
Deux royaux cors de chasse ont encore un duo
Aux échos, Quelque- fusées reniflent s'étouffer là-haut !
Allez, allez, gens de la noce, Qu'on s'en donne une fîère
El comme Le jour naît, que bientôt il faudra,
A deux bras, Peinei tter dans les labours ingrats,
Allez, allez, gens que vous •
1 si pas tous 1< - jours joui de fête :
■l"ii incompris pleure au pays natal.
Loin du bal, Et le piston risque un appel vers L'Idéal...
Mais le flageolet les rappelle, Et allez donc, màl's et femelles !
Un couple erre parmi les rêves des grillons,
Aux sillons ; La iille écoute en tourmentant son médaillon.
Laissez, laissez, ô cors de chasse, Puisque c'est le sort de la race.
Les beaux cois se sont morts ; maiscependant qu'au loin.
Dans les foins, Crèvent deux rêves niais, sans maire et sans adjoint.
Pintez, dansez, gens de la Terre, Tout est un triste et vieux Mystère.
— Ah ! le Premier que prit ce besoin insensé
De danser Sur ce monde enfantin dans l'Inconnu lancé !
O Terre, ô terre, ô race humaine.
Vous me faites bien de la peine.
I OMPLAINTE DES CLOCHES
mche. i
Bin bam, bin bam, I. - cloches, les cloches, Chansons en l'air, pauvres reproches!
Bin bam, bin bam.