‹ Poésies complètesChapitre 64 sur 81 · LES LINGES, LE CYGNE · texte numérisé non relu

LES LINGES, LE CYGNE

Ce sont les linges, les linges, Hôpitaux consacrés aux cruors et aux fanges ;

Ce sont les langes, les lange-.

Où Ton voudrait, ah ! redorloter ses méninges !

Vos linges pollués, Noëls de Bethléem !

De la lessive des linceuls des requiems

De nos touchantes personnalités, aux langes

Des berceaux, vite à bas, -ans doubles de reelum-

Qui nous suivent, transfigurés (fatals vauriens

Que nous sommes) ainsi que des Langes gardiens.

C'est la guimpe qui dit, même aux trois quarts meurtrie

« Ah ! pas des ces familiarités, je vous prie... *

Ces! la peine avalée aux édredons d'eider;

C'est le mouchoir laissé, parlant d'âme et de chair

Et de scènes ! Je vous prie la main sous la table,

J'eus même des accents vraiment inimitables.

s es malentendus ! l'adieu noir ! — Je m'en vais ! — li l'ait nuit! — Que m'importe! à moi., '-h. 'min- înam Puis, comme Phèdre en ses illicites malaises a Ah ! que ces draps d'un lit d'occasion me pèsent ! » Linges adolescents, nuptiaux, maternels :

qui drape la Sainte-Table ou L'autel, Purificatoire au Calice, manutei. - Refuges 'les baisers convolant vers les cierg -

0 langes invalides, linges aveuglants !

Oreillers du bon cœur toujours convalescent

Qui dit, même à la sœur, dont le toucher l'écœure .

« Rien qu'une cuillerée, ah! toutes les deux heures... >

Voie Lactée à charpie en surplis : lourds jupons

À plis d'ordre dorique à lesquels nous rampons

Rien que pour y râler, doux comme la tortue

Qui grignote au soleil une vieille laitue.

Lin-. - - ades maladie- : champ-clos des di

Fleurant : Soulagez-voee, va, tant que ça ira!

i - cols rabattus des jeune- filles li

Les -, - bien tirés, les chants des lavandi

Le peignoir sur la chair de poule après le bain.

1 - .nette- de- sœurs, les voiles, les béguins, La province et se- armoires, les lingeries

I»u lycée et 'lu cloître : et Les bonnes prairi Blancl rersins rafraîchissant leurs creui

!»■• parfums de famille aux tempes sans aveux,

Et la Mort ! pavoisez les balcons de draps pâles,

!,•?:> cloches ! car voici que des rideaux s'exhale La procession du beau Cygne ambassadeur Oui mène Lohengrin au pays des candeurs !

Ce sont les linges, les linges, Hôpitaux consacrés aux cruors et aux fang

Ce sont les langes, les langes, Où l'on voudrait, ah ! redorloter ses méninges.

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