‹ Poésies complètesChapitre 65 sur 81 · SOUS LA LUNE · texte numérisé non relu

SOUS LA LUNE

l'n chien perdu grelotte en abois à la Lune... Oh ! pourquoi ce sanglol quand nul ne l'a battu ?

uitsl que partout la même Ame! En est-il une Qui n'aboie à l'Exil ainsi qu'un chien perdu '.'

Non, non : pas un caillou qui ne rêve un mén . I' - un soir qui ne pleure : encore un aujourd'hui ! Pas un Moi qui n'écume aux barreaux d< - Et n'épluche ses jours en filaments d'ennui.

Et les bons végétaux ! des fossiles qui gisenl En pliocènes tufs de squelettes parias, Aux printemps aspergés par les steppes kirgbys Aux roses des contreforts de l'Himalaya !

Et le vent qui beugle, apocalyptique Bête S'abattant sur des toits aux habitants pourris, Qui secoue en vain leurs huis-clos, et puis s'arrête. Pleurant sur son cœur à Sept-Glaives d'incompris.

Tout vient d'un seul impératif catégorique, Mais qu'il a le bras long, et la matrice loin ! L'Amour, l'amour qui rêve, ascétise et fornique ; Que n'aimons-nous pour nous dans notre petit coin ?

Infini, d'où sors-tu "? Pourquoi nos sens superbes Sont-ils fous d'au-delà les claviers octroyés. Croient-ils à des miroirs plus heureux que le Verbe. Et se tuent ? Infini, montre un peu tes papiers !

Motifs décoratifs, et non but de l'Histoire, Non le bonheur pour tous, mais de coquets moyens S'objectivant en nous substratums sans pourboires. Trinité de Molochs, le Vrai, le Beau, le Bien.

Nuages à profils de kaïns ! vents d'automne Qui, dans l'antiquité des Pans soi-disant gais, Vous lamentiez aux toits des temples heptagones, Voyez, nous rebrodons les mêmes Anankès.

Jadis les gants violets des Révérendissimes

De la Théologie en conciles cités.

212 L IMITATION

El t'évêque d'Hippone attelant ses victimes Au char du Jaggernaut GEcuménicité :

Aujourd'hui, microscope de télescope ! Encore, Nous voilà relançant l'Ogive au toujours Lui. Qu'il y tourne casaque, à neuf qu'il s'y redore

P<-ur venir nous bercer un printemps notre ennui.

Une place plus fraîche à l'oreiller des lièvres.

Un mirage inédit au détour du chemin.

Des rampements plus fous ver- le bonheur des lèvre:

Et «les opiums plus longs à rêver. Mais demain?

Recommencer encore? Ah ! lâchons les éclus s, A la fin ! Oublions tout ! nous faut convoyer Vers ces ciels où, -aimer et paitre étant les Muses. Cuver sera le dieu pénate des foy<

Oh ! l'Ed-.-n immédiat .les braves empirism - Peigner ses tiers cheveux avec l'arête P ss as qu'on lui offril crus dans un. paroxysme De dévouement ! s'aimer sans serments, oi rabais.

Oui, vivre pur d'habitudes el de programm P géant mes milieux, à travers et à tort, Choyanl comme un beau chai ma chère petite âme, N'arriver qu'ivre-morl de Moi-même à la mort !

Oui. par delà nos arts, par delà nos époques Et nos hérédités, tes îles de candeur, Inconscience ! et elle, au seuil, là. qui se moque De mes regards en arrière, et fait : N'aie pas peur.

Que non, je n'ai plus peur; je rechois en enfance : Mon hateau de fleurs est prêt, j'y veux rêver à L'ombre de tes maternelles protubérances. En t'oiïrant le miroir de mes et cœtera...

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