‹ Poésies complètesChapitre 77 sur 81 · DIMANCHES · texte numérisé non relu

DIMANCHES

C'est l'automne, l'automne, l'automne,

Le grand vent et toute sa séquelle

De représailles ! et de musiques !...

Rideaux tirés, clôture annuelle,

Chute des feuilles, des Antigones, des Philomèle-

Mon fossoyeur, Alaspoor Yorick !

Les remue à la pelle !...

Vivent l'Amour et les feux de paille !...

Les Jeunes Filles inviolables et frêles

Descendent vers la petite chapelle

Dont les chimériques cloches

Du joli joli dimanche

Hygiéniquement et élégamment les appellent.

Gomme tout se fait propre autour d'elle- ! Comme tout en est dimanche !

Gomme on se l'ait dur et boudeur h leur approche ...

Ah ! moi. je demeure l'Ours Blanc !

] suis venu par ces banquises

Plus pures que les communiantes en liane. ..

Moi, je ne vais pas à L'église,

Moi je suis le Grand Chancelier de fAnalys .

Qu'on se le dis

Pourtant ! pourtant ! Qu'est-ce quec'estque cette anémi<

Voyons, contiez vos chagrins à votre vieil ami...

Vraiment ! Vraiment !

Ah ! Je me tourne vers la mer. les éléments

Et tout ce qui n'a plus que les noirs grognements !

Oh, •; - icré !

Et qu'il y faut de grandes voit

Pauvi t sous couleur d'attraits !... .

Et nous, et non-.

I 5, : ■-. i!it qu'en

Qu'émerveillés et à genoux '....

Et voyez comme on tremble, Au premier grand soir Que tout pousse au désespoir D'en mourir ensemble !

0 merveille qu'on n'a su que cacher !

Si pauvre et si brûlante et si martyre ! Et qu'on n'ose toucher Qu'à l'aveugle, en divin délire !

0 merveille.

Reste cachée idéale violette,

L'Univers te veille,

Les générations de planètes te tettent.

De funérailles en relevailles !...

Oh, que c'est plus haut

Que ce Dieu et que la Pensée !

Et rien qu'avec ces chers yeux en haut,

Tout inconscients et couleurs de pensée !.

Si frêle, si frêle !

Et tout le mortel foyer

Tout, tout ce foyer en elle !...

Oh, pardonnez-lui si, malgré elle, Et cela tant lui sied,

Parfois ses prunelles clignent un peu Pour vous demander un peu De vous apitoyer un peu !

0 frêle, frêle, et toujours prête Pour ces messes dont on a fait un jeu Penche, penche ta chère tête, va.

Regarde les grappes des premiers lilas, Il ne s'agit pas de conquêtes, avec moi, liais d'au-delà !

pussions-nous quitter la vie Ensemble dès cette Grand'Mess .

Écœurés de notre espèce Qui bâille assouvie Dès le parvis !...

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