‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 11 sur 76 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

O souvenir à peine éclos, Reste au fond des nuits tutélaires!

Pour laisser nos prunelles claires, Meurs en nous, père des sanglots!

Elle oubliait. Il en fut triste.

Une larme est dans chaque fleur!

— Elle revint à l'improviste; Une étoile est dans chaque fleur!

? o\r\oAir

Comparable à la nuit des climats sans nuage, Au ciel clair qu'illumine un éternel été, Elle marche dans sa beauté, Femme au regard candide, au caressant visage.

Tout ce que la lumière et l'ombre ont de plus beau

Unit dans un reflet qui joue Le velours de ses yeux au satin de sa joue, Mol éclat d'un intime et tranquille flambeau.

Un seul rayon de moins, de plus une ombre à peine, Et la grâce indicible alors disparaîtrait

Qui nous charme dans chaque trait, Qui doucement ondoie en ses tresses d'ébène.

Et des pensers sereins, comme un suave éclair

Autour de sa chaste figure, Nous racontent combien cette demeure est pure, Combien ce tabernacle en repos leur est cher.

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