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Le seuil disait : « C'est lui, ton joyeux chien de garde ! Voyageur revenant chez toi d'un pas si lourd, Qu'as-tu donc écouté si tu demeures sourd ? »
— La nuit disait : « Je suis pleine d'astres. Regarde ! Reconnais ta maison, voyageur oublieux
Qui vas les mains aux murs et dont le pied trébuche ! Rentre, sans redouter de piège ni d'embûche ! Qu'as-tu donc voulu voir qui t'a brûlé les yeux? »
— Le vent disait : « Vers toi je souffle, et je t'apporte Le salut parfumé des fleurs de ton jardin,
Vierge appel d'un amour éclos sous ton dédain. Voyageur hésitant, debout contre ta porte, Bien vite mets la clé, ce logis est le tien, Plein du tressaillement des formes familières ! Rentre, et souris de loin aux tempêtes dernières ! Qu'as-tu donc respiré si tu ne sens plus rien? »
— La serrure disait : « Si ta main tremble, appelle L'épouse délaissée et fidèle toujours
Qui pleure à tes départs et chante à tes retours !