‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 6 sur 76 · CROISÉE OUVERTE · texte numérisé non relu

CROISÉE OUVERTE

Qu'elle est jeune! — Ses doigts se posent sur les touches, Et les parfums d'avril sont devenus des chants. Mots vides, autour d'elle expirez sur les bouches!

— Un vol de blancs ramiers planeau loin sur les champs!

Qu'elle est fraîche! — Ses doigts voltigent sur l'ivoire,

Et tout désir s'égrène en préludes sacrés.

Ne montez plus, soupirs dont nous taisons l'histoire!

— Un vol d'oiseaux de paix glisse en rasant les prés !

Qu'elle est douce ! — Ses doigts sont des ailes magiques, Et tout se fait sonore au fond des cœurs surpris. Jours lointains, revivez en célestes musiques!

— Un vol d'oiseaux divins emporte nos esprits!

Qu'elle est blonde! — Ses doigts volent à tire-d'aile, Et la foi nous revient avec l'hymne perdu. Sourire intérieur, éclairez-nous près d'elle!

— Un vol éblouissant vers nous est descendu !

Qu'elle est belle ! — Un vol blancsur le clavier roucoule. Et des accords d'odeurs mêlent leurs tourbillons. Mots d'amour oubliés, sortez de nous en foule! — Des doigts d'anges au loin font chanter les sillons!

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