OH ! SI TU LE VOULAIS
Là les myrtes fleurissent Auprès des citronniers, Les cascades jaillissent Sur des bords printaniers ; Là toujours, l'hiver même, Chante le rossignol.
Et des rosiers qu'il aime Les fleurs jonchent le sol.
Oh ! si tu le voulais , nous irions dans mon îje , Dont une onde tranquille Reflète les palais.
Oh ! si tu le voulais !
Là les antiques marbres, Emblèmes de beauté , S'abritent sous les arbres De mon parc enchanté, Et les armes ducales De mon toit paternel Brillent au haut des salles Peintes par Raphaël.
Oh ! si tu le voulais, nous irions dans mon île, Dont une onde tranquille Reflète les palais.
Oh ! si tu le voulais !
Là jamais ne s'altère La douce foi du cœur.
Là les bruits de la terre N'ont pas d'écho moqueur ; Là les âmes craintives Cessent de s'alarmer.
Viens , suis-moi sur ces rives Où vivre c'est aimer !
Oh ! si tu le voulais, nous irions dans mon île, Dont une onde tranquille Reflète les palais.
Oh ! si tu le voulais !
l'ails, 1836.
198 PENSEROSA.
XXXUI