‹ Poésies complètesChapitre 127 sur 160 · IL VIT · texte numérisé non relu

IL VIT

SONNF.T.

Il n'est pas étendu dans la couche muette Où du dernier sommeil tout homme enfin s'endort. Aux sublimes malheurs qui courbèrent sa tête , Dieu n'a pas ajouté l'épreuve de la mort.

Il vit! ce cri porté de poète en poète INous a fait tressaillir d'un sympatliique accord; Son retour à la vie est pour nous une fête , Par des liens sacrés nous tenons à son so; t.

N'est-il pas notre ami? n'est-il pas notre frère? Ne nous donna-t-il pas, clans sa noble carnV're, D'héroïsme et de gloire un exemple puissant?

Il est à nous, ce cœur où nos co'urs ont su lire ; A nous fils dispersés, mais unis par la lyre... Oli ! cette parenté vaut bien celle du sang !

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