‹ Poésies complètesChapitre 139 sur 160 · A MADAME RÉCAMIER · texte numérisé non relu

A MADAME RÉCAMIER

Quand vous rêvez , quand dans votre àme Vos souvenirs vont se pressant , Vous devez bénir Dieu , madame , Des dons qu'il vous fit en naissant.

Cœur, esprit , ineffables grâces , Il vous donna tout pour charmer.

Tout ce qui fait qu'on suit vos traces Et que vous voir c'est vous aimer.

Vous eûtes la double puissance Qui captive l'humanité.

Le charme de l'intelligence Et le charme de la beauté.

Vers vous, tous les êtres d'élite.

Tous les grands cœurs sont attirés ; Votre trône idéal abrite Les talents (pie vous inspirez.

Vous êtes la source bénie Où se désaltère le cœur, La muse fidèle au génie , La providence du malheur !

Quand vous rêvez, quand dans \otre àme Vos souvenirs vont se pressant , Vous devez bénir Dieu , madame , Des dons qu'il vous fit en naissant.

Juillet 1813.

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