‹ Poésies complètesChapitre 143 sur 160 · AU PEUPLE DE TP.OYES · texte numérisé non relu

AU PEUPLE DE TP.OYES

Depuis (iiiel(|iie lumps il n'i^st plim possibla (li- trmiv(T dans la ville di- Tioycs des (diarpcnticrs (|iii cunsonlunl il «Ircssiir les ('clia- Cauils ii(''CC8salre.s pour rexécnlioii îles arréls criminels. (Joilrnaux du 10 avril 1843.)

Ail ! ton exemple est beau; c'est la digne conqnc^te Que sur le siècle enfin exerce le progrès; Seul de la loi du Ciirist véritable interprète, Tu sais te refuser à de sanglants arrêts.

Lorsqu'on tous lieux encor, comme pour une fête, On voit les citoyens, dès l'aube toujours prêts, Accourir pour savoir comment tombe une tête, Et du drame inbumain savourer les apprêts;

Toi , peuple intelligent , tu livres les coupables

Aux tourments du remords; du sang de tes semblables

Tu ne veux point rougir ta fraternelle main,

Tu laisses à Dieu seul ces terribles justices: Ob ! d'un grand avenir ce sont là les prémices ! Le peuple sera libre en devenant bumain.

Paris, 18 i3.

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