CHANT DE CONSOLATION
Emprunte à Silvio i ce sublinje idiome Qui rend au caur flétri sa première fraiclieur, Et sous l'adversité tu renaîtras, jeune homme, Comme l'iierbe renaît sous le fer du l'aucheur
N'hésite pas, choisis cette dernière voie; La foi rallumera tes désirs presque éteints : Réalise le vœu que mon àme t'envoie; Je ne te connais pas, et pourtant je te plains.
Car tes accents d'angoisse, on me les a fait lire; On m'a dit : Ce poète a besoin de pitié : Arrache quelque son sympatliique à ta lyre, Tendre comme l'amour, pur comme l'amitié.
Dieu m'inspira pour toi 1 hymne qui purifie. Et j'ai dit à ce chant qu'une larme a mouillé ; Va , consolant celui que le malheur défie , Lui rappeler les biens dont il s'est dépouillé.
Les jours où , s'élançant vers un monde céleste , Il rêvait, pour anner, un séraphique Eden ; Où la femme était belle, ingénue et modeste. Et s'hnissait à lui d'un éternel hymen,
Cette fille du ciel, par ton âme rêvée. Dans le monde à tes yeux ne pouvait pas s'offrir : Au milieu des plaisirs tu ne Tas pas tiouvée; Tu ne l'as pas trouvée et tu voudrais mourir!...
Ah! cherche-la toujours avec sollicitude, Cette vierge pudique au regard calme et doux . Blanche fleur du désert , qui dans la solitude Attend l'être inconnu qui sera son épcux.
Réponds à ces désirs que sa pudeur te cache , Par un charme secret tu la devineras :
1 Silvio IVllico.
l-l FLEURS DU MJDI.
Laisse voler ton unie à son âme sans tâche, Accepte son amour, puis tu la béniras.
Et vos co'urs à jamais se mêleront ensemble. Le sien, pur, virginal ; et le tien, ravagé; Ainsi que deux nochers que l'amitié rassemble , L'un, jeune matelot; l'autre, vieux naufragé.
J'espérais! mais ma voix ne se fit point entendre Aux rêves de bonheur il avait dit adieu... Cet amour, sur la terre , il ne sut pas l'attendre , Et, pour le retrouver, il s'envola vers Dieu!