‹ Poésies complètesChapitre 4 sur 160 · DU PREMIER RECUEIL · texte numérisé non relu

DU PREMIER RECUEIL

Ces chants ont été composés dans un désert de la Provence, triste en hiver comme un steppe de la Pologne , et dévoré en été par un soleil d'Afrique et par le mistral, assez semblable au simoun. Là, l'imagi nation, ne pouvant se répandre au dehors pour admirer, est condamnée à chercher un ahment dans les émotions de l'àme, dans la pensée.

Peut-être ces vers auraient-ils dû mourir où ils étaient nés, dans cette solitude où je n'étais entendue ni comprise ; mais quelques poètes les ont écoutés , quelques amis les ont applaudis, et je les hvre au public, sans espérer qu'il les lise.

Paris, 1835.

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