‹ Poésies complètesChapitre 76 sur 160 · LA VOIX D UNE MÈRE · texte numérisé non relu

LA VOIX D UNE MÈRE

Enfant qui seras femme, N'ouvre jamais ton âme Qu'aux modestes vertus ; Que ta charité sainte Berce et calme la plainte Des esprits abattus !

Que ta pure espérance Relève la souffrance ; Que ton hymne de foi , Comme une chaste offrande, >Ionte au ciel et répande La paix autour de toi.

LA VOiX D'UiNE MERE. 143

Sois l'ange qui console ;

De ta douce parole

Prodigue le secours ;

Au malheur tends l'oreille,

Près du malade veille

Et près du pauvre accours.

D'une mère qui t'aime Dieu voulut te bénir ; Laisse-la , pour toi-même , Disposer l'avenir.

Travaille , prie et chante !

Le travail t'ennoblit, La foi te rend touchante, La gaité t'embellit !

Et si Dieu t'a douée D'un esprit noble et grand , Sois humble et dévouée.

Sois belle en l'ignorant.

Laisse à l'homme la gloire, Les triomphes, le bruit; Pour nous, aimer et croire Au bonheur nous conduit.

Coule une vie obscure Que le devoir remplit :

L'onde à l'ombre est plus pure.

Rien ne trouble son lit.

Puiis, 18:57.

144 PENSEROSA.

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