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FRAGMENTS DU SONGE D'UNE NUIT D'ÉTÉ

l'ICK.

La brise souffle par bouffées, Sois attentif à ce signal , l'xoute , écoute , ô roi des fées ! L'alouette au cbant matinal.

OBERO.N.

Partons, c'est la lueur de l'aube, Suivons les ombres de la nuit , Et faisons tout le tour du globe En suivant la lune qui fuit.

TITAMA.

En fuyant la terre éveillée , O mon épouK ! dis-moi comment J'ai pu, dans ma couche émaillée, Recevoir un terrestre amant ?

l'ICK.

Mon maître, hâtons-nons, car notre heure est venue;

Les dragons de la nuit ont traversé la nue.

Le jour va se lever, il jette en souriant

Ses premières lueurs au bord de l'orient.

A son approche, on voit les spectres se dissoudre ;

Du cimetière ils vont encor peupler la poudre.

Les ombres des damnés, qui, dans les carrefours

Et sur les Ilots impurs, la nuit, errent toujours,

Dans leur couche , où les vers les tiennent enchaînées ,

Craignant l'éclat du jour, sont déjà retournées;

La lumière fait peur à ces ombres du soir :

Ce sont les pâles sœurs de la nuit au front noir.

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