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POESIES-HOMMAGES CXIII

Heureux ceux que la Mort frappe au seuil de la vie ! Ils étaient autrefois les favoris des dieux. Dovalle fit trop vite aux lettres ses adieux, Mais son sanglant destin le rend digne d'envie.

Les coteaux, les prés verts, la terre des aïeux, Parent ingénument sa jeune poésie ; Comme l'oiseau qu'il a chanté, sa fantaisie Rase le sol et d'un coup d'aile monte aux cieux.

Riche, car il eut mieux que les trésors du monde.

Sage, car il connut l'illusion féconde,

Il vécut dans la joie et mourut sans souffrir.

Près de l'arbre puissant, à la sève divine.

De Du Bellay, son humble arbrisseau peut fleurir

Tous deux ont exprimé la douceur angevine.

Olivier de Gourcuff.

A M""" ***, sœur aînée de Dovalîe.

... Jeune ami que je n'ai pas connu.

J. Lefèvre.

( Épit. à André Chénier.)

Des songes d'avenir quand mon cœur est lassé, Quand, lassé du présent, je regarde en arrière, Je me plais aux tombeaux qui bordent la carrière Où les pauvres humains en souffrant ont passé.

Mais je cherche toujours, pour prier sur leur cendre. Ceux où vint se briser un luth aux doux accords ; Je cherche les tombeaux qui recouvrent les corps Des chantres qu'au trépas on vit trop tôt descendre.

Frappés par la misère ou la main du bourreau, Jeunes 'hommes, je plains vos courtes destinées Et je relis vos vers qui vaincront les années, Gilbert, André Chénier, Hégésippe Moreau !

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