CHANT
Doux souvenirs de mon enfance, Instants si courts, où l'espérance Semait de fleurs mon avenir, Rappelez-moi le ciel de ma patrie, Rappelez-moi ma liberté chérie.
Et les baisers de Marcomir !
Pleurez, ô mes jeunes compagnes :
Du faon léger, sur les montagnes.
Je n'irai plus suivre les pas.
Près d'un amant, le soir, sous la feuillée, Vous danserez aux jeux de la veillée, Et Velléda n'y sera pas ! . . .
Après la saison des tempêtes, O mes sœurs ! dans nos belles fêtes, Dites les chants accoutumés ; Peut-être alors le féroce Druide Dirigera mon poignard homicide
Dans les flancs de vos bien-aimés !