‹ Poésies complètes. PubliéesChapitre 63 sur 95 · VELLÉDA · texte numérisé non relu

VELLÉDA

Vclléda ■

Vierge aux yeux noirs, aux longs cheveux d'ébène, Sous ses rochers, Velléda, l'œil en pleurs, La lyre en main, le front ceint de verveine, Aux vents ainsi confiait ses douleurs.

* Velléda appartenait à une tribu chrétienne de la Gaule. Très jeune encore, elle fut enlevée par des Gaulois idoLâtres et consacrée par eux au culte de Teutatès. — Les souvenirs de son premier amour la poursuivaient sans cesse. Marcomir, son jeune fiancé, et presque tous ses compatriotes furent faits prisonniers dans une seconde bataille : ils étaient enchaînés dans la forêt, et Velléda, dans son temple de rochers, devait les immoler de sa main. Marcomir se dégagea de ses liens et brisa ceux de ses compagnons. Il a reconnu son amante... Il se jette dans le temple pour la délivrer, mais Velléda, dans un horrible délire, éclate en imprécations contre ses libérateurs, qu'elle ne reconnaît pas...

(Nouvelle inédite.)

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