RONDEAU CLXXXVII
Celle que je ne sçay nommer
Com à mon gré desireroye.
Ce jour de l'an, de biens et joye' Plaise à Dieu de vous eslrenei S'araie vous, vueil appeller. Trop simple nom vous bailleroye.
Celle que je ne sçay nommer
Corn à mon gré desireroye.
De ma Dame nom vous donner, Orguilleuse je vous feroye ; Maislresse point ne vous vouidroye ; Commenl donc doy je à vous parler, Celle que je ne sjay nommer ?
RONDEAU CLXXXVIIl.
A ce jour de saint Valentln, Que l'en prent per par destinée, J'ay choisy, qui tresmal m'agrée, Pluye, vent et mauvais chemin.
Il n'est de l'amoureus butin Nouvelle ne ehançon chantée, A ce jour de saint Valentin, Que l'en prent per par destinée,
Sourges me donne ce tatia.
Et à plusieurs de ma livrée ; Mieulx vauldroit en chambre natée Dormir, sans lever sy matin, A ce jour de saint Valeatîn,
Le truchemen de ma pensée, Ceste saint Valentin passée, J'ay envoyé devers Amours, Pour lui compter les grans dolours Que seuffre, pour ma tant amde;
Requérant ma peine alegée. Autrement ma vie est Jinee, Comme seel bien, il a imms jours.
Le Iruckemen de ma pensée.
Et quant sa raison eut contée, Lui dist : Ta regueite m'agrée.
Car trop léal t'aj- veu tousjours; Lors fut c
Et le m'apporta, lajourtiée.
Le truchemen de ma pensée.
En rdpoiis p*r Slmoniiel &
Pour bref leij mauLr d'Amours guérir, Lsprun de Dueit te fauti fu}T, Les poi.v au veau )e sont r""rrctires.
Quant les fleurs de plaisans viaires Sont dedans mises au boilùr.
L'oubliete te peut servir.
Et l'herbe de Nonsouvenir, A faire bons electuaires.
Pour bref telj mauix f Amours guérir.
Du triade de Repentir, Pour tes accej faire faillir.
Prendras sur les appoiicaires ; Avecques sirop-^ nécessaires, Fai:j en succres de Deppartir, Pour bref telj mauix d'Amours guérir.