RONDEAU CCXXXII
Quant Pleur ne pleut, Sou;.pir ne ve Le bruit sourt de Jeux et Risée, El Joye vient appareillée
'r d'Espoir sa rente,
CHAR1.BS D^ORLËANS.
Assignée sur Longue Attente,
Mais aprâs loyaumcnt paicej Quant Pleur ne pleut, Souspirne vc L.e bruit scurt de Jeux et Risée.
Jà Reconfort est mis en vente, Et Plaisance iaît sa livrée De biens si ricfiement ouvrée Que Dueil fuyt et s'en mal contente.
Quant Pieur ne pleut, Souspir ne v
Pti malslrc Jean Cnillnu.
Quant Pleur ne pleul, Souipir ne vente, Si/ait, deal ties/oijplus 4e trente.
Maint se tourmente, Souffrant le revers de son vueil.
Et touteffoi^ terme de i'ueil
Neist hort iu sueil.
Pour payer du Courroux la rente.
Du dolent, au de la dolente.
Qui ieuffre dnleur non pas lente.
Sans nulle attente D'asiQuagetneni 4e leur dueil.
Quant Pleur ns pleut, Souspir ne vente.
Tant y en a en ceste sente, Souffrans de corps, de cueur, d'entente,
Loing de la lente Où sont Plaisance et Doiilx Acueil!
Quant à moy, des mavlx que recueil.
Dont tant me dueil, Seulet, à part moy, me guermenie.
Quant Pleur n^ pleut, So^v n^^§ete.
RONDEAU CCXXXni.
Quant je congnois que vous estes tant mien, Et que m'aymez de cueur si loyaument, Je feroye vers vous trop fauk'emeni ~ :, sans tairtdre, ne vous amoye bien.
Essayez moy se vous faulJray en rien.
Gardant tousjours mon honneur seulement, Quant je congnois que vous estes tant mien, El que m'aymez de cueur, si loyaumeni.
me dities : Las ! je ne sçay combien Voslre vouloir durera longuement ;
ms respons, sans aucun changement, .Qu'en-fc propos me tendray et me tien, Quant je congnois que vous esies tant mien.