RONDEAU CCLXIX
Sont les oreilles esioup|>t!es ?
Rapporlent ilz au meur plui rien 7 Ouy), ptusiosi te mal que bien.
Quant on ne les tient gouyemées.
Se IcuM porte; ne sont fermées.
Tout y court de va el de vien.
Sont lei oreilles eslouppées i Rapportent Hz au cueur plus rien ?
Les miennes seront bien gardées De Non Chaloir, que portier tien :
Dont se plaint et dit le cueur mien : On ne me sert plus de pensées.
Sont les oreilles estouppto?
Pour mon'trer que. j'en ay esté, Des amoureux aucuneflbiz. Ce May, le plus plaisant des mois, Vueil servir, ce présent Esté.
Quoy que Soucy m'ait arresié, Sans son congié, je m'y envois; Pour raonslrer que j'en ayesté.
Des amoureux aucuneSbiz.
Pource, je me tiens apresté A dcJuiz, en champs et en bois, S'Amours y prent nulz de ses droïu.
"lue bien m'y sera preste ; ^onsircr que j'en ay esté.
RONDEAU CGLXXI.
Tant a y largement despendu Des biens d'amoureuse richesse, Ou temps passé de ma jeunesse, Que trop chier m'a esté rendu.
Car lors û rien je n'ay tendu Qu'à conquestLT foison lyesse ; Tant ay largement despendu Des biens d'amoureuse ricliesse !
Commandé m'est etdefTendu Désormais par Dame Vieillesse, Qu'aux jeunes gens laisse prouesse Tout leur ay remis et vendu Tant ay largement despendu.
RONDEAU CCLXXII.
Jaulier des prisons de Pensée, Soussy, laissez mon cueur yssir, Pasmé l'ay veu esvanouir En la fosse desconlortêe.
Mais que seurté vous soit donnci De tenir toy el revenir, Jaulier des firisons de Pensée, Soussy, laissez mon cueur yssir.
S'il mourott en prison fermée, Honneur n'y povez acquérir; Vueilliez au moins tant l'eslargir Qu'ait sa (inance pourchassée, Jaulier des prisops de Pensée,
Par SimoMt CalUin.
Jautier des prisons de Pensée, Mon povre eueur aux fers lenej, Et dît on que vous lui donnej, Chascun jour, une basionnée.
Est ce par sentence ordonnée Qu'en ce point le me gouverne^ f Jaulier des prisons de Pensée, Mon povre cueur aux fers tenej.
Se la cause estait bien menée.
On jugerait que mespreneij El qu'à grant tort le relenej.
Sans plainte de personne née, JauUer des prisons de Pensée.
Pir TignobviJIe.
Jaulier des prisons de Pensée, Âvej vous le commandement De trailter ainsi rudement Les povres cueurs, en ceste année?
Vous est la puissance donnée Depar Soussy, ou autrement?
Jaulier des prisons de Pensée, 'wf vous le commandement^
DedeKS la charire adoutée.
Tenir les deussie^ dniilcement ; Batre ne devej nullement Fris^nmen en fcse f,rmit, Jaulier des prisons de Pensée.
Par Gilles dei Om
Jaulier des prisons de Pensée, Qui lenej tant de gens de bien, Ouvrej leur, ilj paieront bien Le droit de l'issue et l'entrée.
Ilj m'ont commission baillée D'appointer, dities moi combien, Jaulier des prisons de Pensée, Qui tenej tant de gens de bien ?
Carfay cy finance apportée Assej, que du leur, que du mien.
Tant qu'on ne vous en devra i ien.
Jusqu'à ta derreniere journée, Jaulier des prisons de Pensée.
par Hugues Le Voys.
Jaulier des prisons de Pensée, Ouvre; à Reconfort la porte.
Car à mon cueur l'aumosne porte Que mesy^^i-^ i"' ont pourchassée.
Tenu l'ave;, mainte journée.
Ou cep d'Anuy et prison forte i
Jaulier des prisons de pensée, Ouvresf à Réconfort la porte.
Tant afaxn et soif endurée Qu'il a perdu couleur et sorte, Helasi pour Dieu, qu'on le supporte.
Autrement sa vie est finée, Jaulier des prisons de Pensée!
RONDEAU CGLXXIIL
Donnez l'aumosne aux prisonniers, Reconfort et Espoir aussi ; Tant feray au jaulier Soussi Qu'il leur portera voulentiers.
Hz n*ont ne vivres, ne deniers.
Crians de tain ; il est ainsi ; Donnez l'aumosne aux prisonniers, Reconfort et Espoir aussi.
Meschans ont esté mesnagiers, Tenuz pour debte jusques cy; Faittes les euvres de mercy, Comme vous estes coustumiers ; Donnez l'aumosne aux prisonniers.
Par Benoist.d'Amloas.
N^oublie^ pas les prisonniers, Bonnes gens, aie^ç en mercy; lls[ sont en la tour de Soussy Et liront ne maillçs, n^ deniers .
Larrons ne sont point, ne murtriers, Par Envie on hs tient ainsi.
N" oublie j pas les prisonniers.
Bonnes gen.i, aiej en mercy.
Failles comme boas aumosnters, , Pour la grani pillé que veej çy, El pour vous prieront Dieu aussi De iresbon cueur et voulenliers ; N'oublie^ pas les prisonniers.
RONDEAU CCLXXIV.
Sanissons Soussy, ce ribault Baiu de verges par Ja ville, C'est ung crocheieur trop habille Pour eiiibler Jciye qui tant vaaU.
Copper une oreille lui lault.
Il est fort Larron entre mille.
Banissons Soussy, ce ribault Baiu de varges par la \iile.
Se plus ne revient, ne m'en chault; Laissez le aller sans croix, ne pille.
Le Deable l'ait ou trou SebiUe ; Point n'en saille pour froit, ne chault. BanissoQS Soussy, ce ribault.