‹ Poésies complètes, revues sur les manuscritsChapitre 192 sur 228 · RONDEAU CCLXXV · texte numérisé non relu

RONDEAU CCLXXV

Des vieilles defferres d'Amour; !e suis i présent. Dieu mercyj Vieillesse megouvcrneainsi.

Qui m'a cundeuipiu; en ses couri

CHARLES D'oRLéAMS.

Je m'esbahis quant il rebours

Voy mon fait, disant : Qu'est ce cyî Des vieilles defferres d'Amours, Je sijîs a présent, Dieu mercy.

Mon vieil temps convient qu'ail soact Qui en tutelle me tient sy Du jaulier appelle Sou ssy.

Que rendu me tiens pour lousjourf Des vieilles déferres d'Amours,

RONDEAU CCLXXVI.

Comme monnoye descr'iée.

Amours ne dent compte de moy; Jeunesse m'a la issé. pourquoy ?

Je ne suis plus de sa livrée.

Puis que telle est ma destinée, Désormais me tault tenir çoy. ' Comme raonnoye descriée, Amours ne tieat compte de moy. —

Plus ne prent plaisir qu'en pensée Du temps passé ; car, sur ma foy, Ne me chault du présent que voy.

Car Vieillesse m'est délivrée Comme monooye descriéc.

Pur Hugns» le Voy»,

Comme monaoye descriée,

Loxautté je voy abriée Dessoubi^ le pavillon de Honte,

Par Fautceté qui la surmonte.

Et l'a d'oultrance Jeffiee.

De Bonne Fojr s'est ctlyée, El de son aide l'a priée.

Mais on n'en tient que peu de conte.

Comme monnaye descriée, Loyaulté je voy abriëe Dessoub:^ le pavillon de Honte.

Du tout ta tiens pour ravallée, Par montaigne et par vallée.

Est notoire ce que raconte.

En maison de Duc, ne de Conte, Ne se treuve qu'à l'eschappée.

Comme monnoye descriée.

RONDEAU CCLXXVIl.

Laissez Baude buissonner, Le vieil Briquet se repose, Désormais travailler n'ose, Abayer, ne mot stjnner.

On lui doit bien pardonner, Ung vieillart peut pou de chose.

Laissez Baude buissonner, Le vieil Briquet se repose.

Et Vieillesse emprisonner L'a voulu, en chambre close ; Par quoy j'entens que propose Plus peine ne lui donner.

Laissez Baude buissonner.

258 CHARLES D'ORLÉAt^S.

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