‹ Poésies complètesChapitre 113 sur 151 · BALLADE DE SES REGRETS POUR L'AN MIL HUIT CENT TRENTE · texte numérisé non relu

BALLADE DE SES REGRETS POUR L'AN MIL HUIT CENT TRENTE

Je veux chanter ma ballade à mon tour I Poésie, ô ma mère mourante, Gomme tes fils t'aimaient d'un grand amour Dans ce Paris, en l'an mil huit cent trente!

Pour eux les docks, l'autrichien, la rente, Les mots de bourse étaient du pur hébreu; Enfant divin, plus beau que Richelieu, Musset chantait, Hugo toiiuit la lyre.

Jeune, superbe, écouté comme un dieu.

Hais à présent, c'est bien fini de rire.

C'est rlici Nodier que se tenait U cour.

Les deus Deschanips à la voix i':iivraRte El de Vigny rharmaieiii ce clair séjour.

Donal en pleurs, tragi'iue et déchirante, lîalvunisait la foule iiuNtîéreule.

Les diamants foisonnuieiit an ciel bl«a!

Pas^t la Gloire, arec son cti.ir de feu.

On y courait comme un Juste au niartyrc, Dùt-on se voir écrasé sous Tessieu, Mab à présent, c'est bien fini de rire.

Des joailliers connus dans Visuj >ur Et des seiiineure arrivé* d'' Tarante Pour CiJalise ou p^mr la l\>in(>adi>ur Se provoijuiiiciit de fai;j:i coiuiuérante, La brise on tlt'ur nous Tenait de Sorrente !

A ce jouid'hui les riuieurs, Teiitrt'Meu !

Savent le frU duu 1rs et d'nn che.eu:

Us conifiteat bieu; plus de sacré d.vire!

Tout est conqnis par de^ fess«-Matliiea ; Mais i piéseut, c'est bieu liui de rire.

J'Aunis boisé siin bi'Oii^qui Mus i ftiaecl. c'est bien ti

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