TUliNÏK-îilX BALLADES JOYEUSES
On peut trouver là-bas, si l'on séduit Quelque farouche et svelte enchanteresse, L'n doux baiser pris et donné sans bruit, Même, au besoin, un soupçon de caresse; Mais, voyez-vous, Margot est ma déesse.
J'ai tant chéri ses regards enfantins.
Hit les boutons de rose si mutins Qu'on voit fleurir dans son corset qui bouge I Sa lèvre est folle et ses cheveux châtains :
Vive Margot avec sa jupe rouge !
J'ai quelquefois grimpé dans son réduit Où le vieux mur a vu mainte prouesse.
Elle est si rose et si fraîche au déduit.
Quand rien ne gêne en leur rude allégresse Son noble sang et sa verte jeunesse !
Le lys tremblant, la neige et les satins Ne brillent pas plus que les blancs tétins Et que les bras de cette belle gouge.
Pour égayer l'ivresse et les festins,
Vive Margot avec sa jupe rouge l
ENVOI
Phlnce, chacun nous suivons nos destins»
Restez ce soir dans les salons hautams De Cidalise, et je retourne au bouge, Aux gobelets, aux rires argentms.
Vive Margot avec sa jupe rouge i
Février 1862.
RENTt-SlX BALLADES JOYEUSES. 367