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DE LA FORET

Il chante encor, ressaim railleur des fées, ' Bien protégé par Tépine et le houx Que le zéphyr caresse par bouffées.

Diane aussi, l'épouvante des loups, Au fond des bois cache son cœur jaloux.

Son culte vit dans plus d'une chaumière.

Quand les taillis sont baignés de lumière, A l'heure calme où la lune paraît, Échevelée à travers la clairière, Diane court dans la noire forêt.

De néuufars et de feuilles cuiiiôes,

La froide nixe et Tondine aux yeux doux

Mènent )e bal, follement attifées.

Et près du nain, dont les cheveux sont roux.

Les sylphes verts dansent et font les fous.

On voit passer une figure altière,

Kt l'on entend au bord de la rivière

Un long sanglot, un soupir de regret

Lt des pas sourds qui déchirent du lierre :

W'ir.Ae court dans la noire forêt.

Diane, au bois récoltant ses trophées, Entend le cerf gémissant fuir ses coups Et se pleurer en plaintes étouffées.

Un vent de glace a rougi ses genoux ; Ses lévriers, ivres de son courroux, Sont accourus à sa voix familière.

La grande Nymphe à la fauve paupière Sur son arc d'or assujettit le trait; Puis, secouant sa mouvante crinière, Diane court dans la noire forêt.

ENVOI

Prince, il est temps, fuyons cette poussière Du carrefour, et la forêt de pierre.

Sous le feuillage et sous l'antre secret, Nous trouverons la ville hospitalière ; Diane court dans la noire forêt.

Novembre 1861.

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